Ouateco réalise des essais « In Situ » sur la partie thermique, tassement, fongique, corrosion, consommation d’Energie depuis 2013 afin de prouver que la performance de nos isolants biosourcés, non chargés de biocide, est au moins équivalente a des isolants chargés et potentiellement nuisibles sur la santé des occupants et des artisans.
Les essais « moisissures » type FCBA/CSTB ne sont pas une copie de la réalité chantier, mais un outil de comparaison entre isolants dans des conditions sévères (condition d’humidité qui n’existent même pas en Guyanne et pousse à traiter systématiquement les isolants) .
La méthode a été conçue à la demande du Ministère de la Transition écologique pour simuler des scénarios hygrothermiques extrêmes et classer les matériaux selon leur sensibilité relative.
Les campagnes montrent que certains isolants biosourcés (dont certains non traités) restent stables à 85% voire 95% HR, quand d’autres se dégradent beaucoup plus vite, ce qui prouve que l’on peut obtenir une bonne durabilité sans surcharger en biocides.
2. Moisissures dans le bâti : la cause n°1 reste l’humidité
L’Anses rappelle que le développement de moisissures dans les bâtiments est avant tout lié à la présence d’humidité : infiltrations, condensations, défauts de ventilation, ponts thermiques, etc.
Les déterminants clés sont la ventilation, l’isolation, le chauffage et l’étanchéité (condensations dans les parois, remontées capillaires, fuites…).
Les matériaux contenant de la cellulose sont effectivement de bons supports, mais sans humidité durable, il n’y a pas de croissance fongique significative.
Recommandation officielle :
Les priorités de prévention sont de supprimer les sources d’humidité et d’assurer une bonne ventilation, pas de multiplier les biocides dans les matériaux.
3. Biocides dans les matériaux : un risque sanitaire et environnemental
Les biocides intégrés aux produits du bâtiment (enduits, matériaux de construction, traitements…) sont de plus en plus pointés comme contaminants émergents préoccupants.
L’Anses et d’autres organismes soulignent la nécessité de limiter l’usage des biocides en raison des risques d’effets respiratoires, d’allergies, de résistances et de transfert vers l’environnement (eaux grises, ruissellement, nappes).
Des travaux récents montrent que les biocides présents dans des enduits ou revêtements sont rapidement lessivés par la pluie, se retrouvent au pied des façades puis dans les milieux aquatiques, alors que certaines molécules sont déjà interdites en agriculture.
Le projet de recherche Biocid@Home rappelle que les biocides présents dans les matériaux de construction contribuent à une exposition chronique dans l’air intérieur et les eaux, avec un risque d’effets sanitaires à long terme.
Charger un isolant en biocides pour « sécuriser » un classement moisissures revient à déplacer le problème : on réduit un risque potentiel de croissance fongique au prix d’une exposition permanente des occupants à des substances toxiques et d’une pollution diffuse de l’environnement.
4. Approche constructive alternative : matériau sain + conception hygro
Une stratégie plus robuste consiste à combiner :
Un isolant intrinsèquement peu sensible
Formulé pour résister aux conditions d’humidité sans recours massif aux biocides, comme le montrent certains isolants biosourcés testés dans l’étude FCBA/CSTB.
Une conception hygrothermique maîtrisée
Utilisation de freins/pare‑vapeur adaptés, continuité de l’étanchéité à l’air, traitement des points singuliers, calculs si nécessaire.
Ventilation performante (débits conformes, entretien des systèmes) pour évacuer l’humidité produite par les occupants.
Une mise en œuvre rigoureuse
Pose uniquement sur supports secs, contrôle des infiltrations, vérification des parois avant fermeture, et information des occupants sur la ventilation et la gestion de l’humidité.
C’est exactement dans ce sens que vont les fiches techniques FCBA/CNDB et les recommandations professionnelles sur les isolants biosourcés : penser système paroi + ventilation, pas seulement « produit ».
5. Conclusion technique à opposer à la solution “biocides”
Les essais moisissures donnent un indicateur de sensibilité mais ne peuvent pas remplacer une conception hygro correcte; eux‑mêmes ont été construits à partir de scénarios de parois et de conditions d’usage réelles.
Les autorités sanitaires (Anses, projets de recherche récents) déconseillent le recours systématique aux biocides dans les bâtiments, en raison des risques pour la santé et pour l’environnement.
Des isolants biosourcés sans charges biocides lourdes obtiennent déjà de bonnes performances en labo, ce qui montre que la bonne voie est l’optimisation du matériau et de la paroi, pas l’« antisepsie chimique » généralisée.
La solution la plus sûre pour l’occupant, le bâti et l’environnement est donc :
un isolant sain, faiblement émissif, peu sensible aux moisissures dans des conditions sévères,
Une paroi correctement conçue et ventilée pour que l’humidité ne s’installe jamais durablement.
Des essais et suivi « In Situ » afin de garantir la qualité et la performance des matériaux en situation réelle (et non uniquement en laboratoire). De nombreux matériaux isolants avec biocides se dégradent de façon importante en situation réelle car les conditions de l’habitat n’ont rien à voir avec un essai « laboratoire » = aucune corrélation.
A quand une réglementation qui validera la performance « In Situ » des matériaux isolant ?
Résultats des essais et contrôle des premiers chantiers au bout de trois ans, sur les Landes et le Pays Basque:
- Tassement stabilisé inférieur à 20% (30% indiqué dans l'Atex du CSTB)
- Zéro corrosion dans les ossatures (les essais en laboratoire faisait apparaitre un début de corrosion).
-Zéro moisissure dans les différents prélèvements d'isolant Filéco (Les essais à 85 et 95%HR en laboratoire faisait apparaitre des moisissures...
Ouateco s'est engagé en 2009, lors de la création de l'entreprise, a défendre des valeurs de "Bon Sens" et de développement de produits isolants biosourcés ou recyclés, propres et perennes. Contre vents et marées, nous continuons à démontrer que le traitement chimique n'est pas obligatoire et les essais laboratoires ne sont qu'un élément de compréhension sans aucune corrélation avec la vraie vie!
Nous sommes seul dans cette démarche car il est plus facile de traiter sans réfléchir "puisque tout le monde le fait"!!! mais nous ne sommes pas pour la Politique de l'Autruche chez Ouateco...!
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